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Bien-être. Les bienfaits de l’aubépine sont un antique trésor pour l’être humain

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Les bienfaits de l’aubépine sont connus dans le monde entier depuis des milliers d’années. De nos jours, en Occident, l’aubépine, ou plutôt l’extrait d’aubépine, est reconnu scientifiquement pour soigner les maladies cardiaques quand elles en sont à leur début. Mais l’aubépine, c’est bien plus qu’un comprimé à prendre matin et soir.

L’aubépine, de son nom latin Crataegus monogyna pour celle à un noyau et Crataegus leavigata pour celle à deux noyaux est un arbuste connu des êtres humains depuis la préhistoire pour ses capacités à soigner et nourrir. Cousine du rosier sauvage (églantier), cet arbuste peut mesurer jusqu’à neuf mètres et offre beaucoup d’avantages. Il naît dans les ruisseaux, les vallées, les lisières de forêts ou les buissons à une altitude de 100 à 1 500 mètres.

Les bienfaits de l’aubépine sont un antique trésor pour l’être humain
Les fruits sont aussi bénéfiques. (Image : Hans Braxmeier / Pixabay)

Les bienfaits de l’aubépine pour la santé

Elle est prescrite par les médecins et les herboristes pour soigner l’hypertension artérielle légère, l’hypercholestérolémie, l’arythmie, l’angine de poitrine, la cardiomégalie (augmentation du volume du cœur) et le durcissement des artères.

Une majorité écrasante d’études favorisent les feuilles et les fleurs pour soigner les maladies cardiovasculaires car elles sont plus riches en flavonoïdes (vitexine). Les fruits sont aussi bénéfiques. Chaque partie de la plante contient des molécules favorables, en quantité variable suivant la variété, la période de récolte et la qualité de la terre.

Le taux de vitexine contenu dans les comprimés est normalisé afin de garantir une efficacité reconnue par des études et pratiques cliniques. L’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) resserre les vaisseaux sanguins, ce qui augmente la pression artérielle. La vitexine régularise l’activité de l’ECA en relaxant les vaisseaux sanguins. Son efficacité est similaire aux médicaments inhibiteurs de l’ECA.

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En Chine, l’aubépine (shānzhā 山楂) est utilisée à la fois comme médicament et comme fruit. (Image : Nowaja / Pixabay)

Les bienfaits de l’aubépine en médecine traditionnelle chinoise (MTC)

En Chine, l’aubépine (shānzhā 山楂) est utilisée à la fois comme médicament et comme fruit.

Le Er ya (雅), le plus ancien dictionnaire chinois, composé durant la période des Royaumes combattants, prescrit l’aubépine pour favoriser les fluides corporels, étancher la soif, favoriser la circulation sanguine, éliminer la stase sanguine, relaxer, revigorer la rate et l’estomac. La médecine traditionnelle chinoise considère que l’aubépine a une nature non toxique, est tiède et a une saveur aigre-douce. Elle facilite le retour de l’énergie qi dans les méridiens de la rate, de l’estomac, du foie et des poumons. Il existe beaucoup de médicaments traditionnels chinois à base d’aubépine, auxquels s’ajoutent certaines décoctions d’herbes chinoises.

L’aubépine contient plusieurs vitamines, de l’acide maslinique (anti-cancérigène, anti-inflammatoire et antioxydant), de l’acide tartrique (diurétique et soigne les indigestions), de l’acide citrique (vitamine C), de l’acide malique (nettoie le foie et la vésicule biliaire), des flavonoïdes (antioxydants), des sucres, des protéines, des graisses, des enzymes lipolytiques (favorisent la digestion des aliments gras), beaucoup de calcium, du phosphore, du fer, etc.

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Le gel attendrit et adoucit les cenelles. Si le froid ne vient pas naturellement, un passage d’une journée au congélateur aura le même effet. (Image : Adege / Pixabay)

Comment utiliser l’aubépine

Mis à part les comprimés, gouttes, gélules et tisanes qui s’achètent en pharmacie, il y a la possibilité de faire des préparations maison.

Cenelles (ou fruits), fleurs ou feuilles, toutes sont consommables et ont été un moyen de subsistance en temps de famine. Même en période d’abondance, les cenelles sont utilisées pour faire des confitures, du sirop ou du vin. Les fleurs et les feuilles se récoltent au printemps et les cenelles dès l’automne, mais après les premières gelées, elles sont plus sucrées.

Les fleurs et les cenelles utilisées comme sédatif nerveux sont cueillies en boutons floraux ou en fruits pas encore mûrs et utilisés en infusions.

Pour conserver au mieux les propriétés anti-oxydantes des cenelles, le site cueilleurs-sauvages.ch suggère de les sécher à l’air libre durant 2-3 semaines, puis de finir au déshydrateur, durant quelques heures à 30-35°C. Le fait de les sécher à faible température améliore la préservation des propriétés médicinales.

En Chine les cenelles sont transformées en bonbons, en pâte de fruits (elles contiennent 3 à 6% de pectine) ou en poudre pour un thé aigre-doux à déguster après le dîner. Comme chez nous, les cenelles peuvent être séchées ou utilisées pour faire de la gelée et du vin.

Les bourgeons et jeunes feuilles d’aubépine, tendres et frais, peuvent aussi être consommés, par exemple hachés sur des salades.

De retour de la cueillette, les cenelles sont triées, les impuretés retirées. Les congeler quelques heures pour les ramollir et une fois dégelées, les tamiser pour retirer les noyaux.

Les cenelles grillées sont utilisées comme du café : les faire griller dans une casserole à feu vif jusqu’à ce que l’extérieur soit carbonisé. Les sortir et les sécher au soleil si possible.

Le vin d’aubépine est une préparation très ancienne. En Chine, sur le site de Jiahu, dans la province du Henan, des archéologues ont trouvé des sédiments qui prouvent que le vin d’aubépine était utilisé il y a plus de 9 000 ans. Depuis les dynasties Shang et Zhou jusqu’aux vins impériaux des dynasties Yuan et Ming, le vin d’aubépine a accompagné les 5 000 ans de culture traditionnelle du vin en Chine. Le vin d’aubépine se fabrique aussi en Europe. Le site gardenlux propose une dizaine de recettes à tester.

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Jusqu’au XIXe siècle, l’aubépine a largement été associée aux fées et à la magie. (Image : Daniel K. / Pixabay)

L’aubépine, cet arbuste bienfaisant

L’aubépine est un arbuste très résistant. Il peut vivre plusieurs centaines d’années. À Saint-Mars-sur-la-Futaie dans le département de la Mayenne, se trouve un spécimen âgé d’environ un millénaire et mesurant 9m de hauteur. En Allemagne et en Grande-Bretagne, les haies d’aubépine ont été utilisées pendant des siècles pour marquer les limites de la propriété.

Cette cousine rustique de la rose, offre des grappes de petites fleurs (rose, rouge ou blanche selon la variété) vers la fin du printemps. À l’automne, les fleurs sont devenues cenelles, mesurant environ 25 mm de circonférence, ces petits fruits sont rouges et durs mais deviennent tendres après les premières gelées. Les feuilles sont vertes, luisantes, crénelées et les branches sont pourvues d’épines de la taille d’aiguille à coudre.

Une haie d’aubépines est un redoutable barrage contre les animaux et les humains. D’après le site Luminessens.org, en alchimie, un autre bienfait de l’aubépine est d’aider à se défendre contre toute intrusion intempestive dans son territoire énergétique.

En Chine, l’aubépine est largement cultivée et les variétés qui en sont issues ont des fruits plus gros que ceux qui poussent à l’état sauvage. Elle est couramment utilisée en urbanisme et dans les montagnes. En plus d’être jolie, bénéfique pour l’homme, elle préserve l’eau et le sol.

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Jusqu’au XIXe siècle, l’aubépine a largement été associée aux fées et à la magie. (Image : Oberholster Venita / Pixabay)

L’aubépine dans la mythologie

Depuis l’antiquité, l’aubépine, appelée également épine blanche, est une plante protectrice. Suite à une légende racontant que la nymphe Carna protégea un nourrisson des sorcières grâce à une branche d’aubépine, les Romains fixaient une branche d’aubépine au berceau des nouveaux-nés pour les protéger des forces obscures.

Jusqu’au XIXe siècle, elle a largement été associée aux fées et à la magie. À l’époque des Celtes, l’arbuste était renommé pour abriter les fées et blesser cet arbuste apportait la malchance.

Dans la religion chrétienne, le buisson ardent de Moïse, l’arbre sous lequel la Vierge Marie s’est protégée de l’orage et la couronne d’épines que Jésus-Christ a porté durant son calvaire seraient tous trois de l’aubépine.

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