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Monde. Laboratoire de Wuhan : le Royaume-Uni et les Etats-Unis enquêtent

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Les États-Unis et le Royaume-Uni se penchent sur l’Institut de virologie de Wuhan en Chine, qui serait à l’origine du virus du PCC (Parti communiste chinois). (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Les États-Unis et le Royaume-Uni pointent du doigt l’Institut de virologie de Wuhan en Chine, qui serait à l’origine du coronavirus qui ravage le monde.

Pékin a affirmé que le virus est apparu sur un marché de fruits de mer qui vend de la viande, du poisson et des animaux exotiques. Cependant, les responsables américains souhaitent enquêter sur l’implication de l’Institut de virologie de Wuhan dans la crise.

Le laboratoire

Cela fait maintenant presque cinq mois que l’épidémie de coronavirus a commencé. Néanmoins, nous ne sommes toujours pas au clair sur la façon dont tout a commencé. La théorie largement répandue veut que le premier cas d’infection ait eu lieu par le biais de viande de chauve-souris vendue sur le marché de Wuhan et consommée par un éventuel acheteur. Mais une enquête menée par Fox News, qui a eu accès à des documents chinois classifiés, a révélé que le marché de Wuhan n’a jamais vendu de chauves-souris.

Les responsables des services de renseignement américains pensent que le virus s’est échappé de l’Institut de Virologie de Wuhan, qui étudie les infections chez les chauves-souris. « Il est établi que la transmission initiale du virus s’est faite de la chauve-souris à l’homme... Le patient zéro serait un interne qui a été accidentellement infecté par le virus alors qu’il travaillait dans le laboratoire controversé de Wuhan et qui l’a propagé à la population de Wuhan », selon l’Express.

Le patient zéro serait un interne qui a été accidentellement infecté alors qu’il travaillait dans le laboratoire controversé de Wuhan. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Le patient zéro serait un interne qui a été accidentellement infecté alors qu’il travaillait dans le laboratoire controversé de Wuhan. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Le président américain Donald Trump a demandé à plusieurs reprises à la Chine de clarifier l’origine du coronavirus. Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé son intention de faire pression pour qu’une enquête soit menée lors de l’assemblée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en mai. Cependant, compte tenu du parti pris de l’OMS en faveur de la Chine dans cette affaire, une issue positive semble peu probable. Entre-temps, la Chine a réfuté l’idée que le coronavirus provienne du laboratoire et a toujours refusé la possibilité d’une enquête par un tiers sur cette question.

Petr Chumakov,chercheur en chef à l’Institut Engelhardt de biologie moléculaire à Moscou, estime que le laboratoire de Wuhan a activement développé plusieurs variantes du coronavirus depuis plus de dix ans. Les scientifiques du laboratoire auraient fait des « choses tout à fait insensées », notamment la modification du génome pour rendre le virus capable d’infecter des êtres humains.

En 2018, des représentants de l’ambassade américaine en Chine ont exprimé des inquiétudes quant aux procédures de sécurité qu’ils ont jugées inadéquates dans le laboratoire de Wuhan. Un rapport de l’ambassade soulignait que le site connaissait une grave pénurie de techniciens dument formés, nécessaires pour exploiter en toute sécurité des laboratoires à haut niveau de confinement. Les fonctionnaires ont alerté que ce manque de rigueur représentait un risque de nouvelle pandémie de type SRAS.

Alerte du NHS

Entre-temps, le service national de santé britannique (NHS) a émis une alerte, signalant qu’il y avait une augmentation massive du nombre d’enfants hospitalisés en raison d’un syndrome inflammatoire qui pourrait être lié au coronavirus. L’alerte a été envoyée aux médecins du NHS. Les jeunes étant jusque là considérés comme les moins touchés par le virus, l’alerte du NHS a suscité l’inquiétude de nombreux experts.

Au Royaume-Uni, le nombre d’enfants hospitalisés en raison d’un syndrome inflammatoire qui pourrait être lié au coronavirus a connu une augmentation massive. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Au Royaume-Uni, le nombre d’enfants hospitalisés en raison d’un syndrome inflammatoire qui pourrait être lié au coronavirus a connu une augmentation massive. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Selon l’organisation, les enfants atteints d’un tel syndrome présentent des signes d’inflammation cardiaque, des douleurs à l’estomac et des problèmes gastro-intestinaux. Outre le Covid-19, la maladie de Kawasaki et le syndrome de choc toxique présentent également de tels symptômes. Cependant, les tests effectués sur certains des enfants affectés ont montré qu’ils n’avaient pas été infectés par le virus du PCC.

Cela a laissé perplexe les experts qui pensent que la maladie pourrait être déclenchée par un autre agent pathogène. Même si les pédiatres ont demandé plus d’informations, le NHS est resté silencieux. Les médecins ont été priés de signaler immédiatement les enfants présentant de tels symptômes. Le Royaume-Uni prévoit d’assouplir bientôt les restrictions de confinement et les écoles devraient rouvrir en juin.

Rédacteur Camille Lane

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