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Monde. La Chine pousse à l’adoption d’un code santé au niveau mondial

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Le 6 août 2020, Donald Trump a émis un décret interdisant aux Américains toute transaction avec ByteDance la société mère chinoise de TikTok, et WeChat. (Image : Capture d’écran / YouTube)

La Chine a récemment lancé un système de passeport sanitaire par le biais de l’application populaire WeChat, affiliée au gouvernement, suggérant qu’il pourrait être utilisé dans le monde entier. Le système attribue un QR code à un individu, qui sera ensuite scanné aux points de contrôle et utilisé pour limiter les déplacements.

Le système de passeport sanitaire a soulevé de nombreuses préoccupations pratiques et éthiques en raison de l’inégalité de la disponibilité des vaccins dans le monde.

La Chine et les États-Unis ont tenté de faire reconnaître mutuellement la validité de leurs vaccins et à assouplir les restrictions de voyage entre eux. Cependant, les tensions et la coopération entre les deux nations restent tendues.

Selon Breitbart, la Chine utilise actuellement le vaccin Sinovac Biotech, jugé efficace à 50,83 %, et le Sinopharm, jugé efficace à 72,51 %. En revanche, les États-Unis utilisent le vaccin Pfizer, jugé efficace à 95 %, le vaccin Moderna, jugé efficace à 94 %, et le vaccin Johnson and Johnson, jugé efficace à 66 %.

Le vaccin chinois (CoronaVac) dépasse à peine le taux d’efficacité minimum. (Image : torstensimon / Pixabay)
Le vaccin chinois (CoronaVac) dépasse à peine le taux d’efficacité minimum. (Image : torstensimon / Pixabay)

Le système de surveillance en Chine

La Chine a déjà fait l’objet de vives critiques pour son système de surveillance massive. Le très controversé système de crédit social, qui classe les gens comme « bons » ou « mauvais »  est basé sur la collecte d’informations sur les réseaux sociaux et via les caméras de surveillance intelligentes pour évaluer le comportement des citoyens face à des infractions mineures telles que l’abandon de détritus ou la désapprobation de la politique du régime communiste, avec pour conséquence une restriction des déplacements et des voyages.

La Chine a vanté son système de crédit social comme étant « vital pour le gouvernement afin d’élever le niveau de gestion sociale ». Elle s’est vantée qu’en mars 2019, « 13,49 millions d’individus ont été classés comme indignes de confiance et se sont vu refuser l’accès à 20,47 millions de billets d’avion et 5,71 millions de billets de train à grande vitesse pour avoir été malhonnêtes », affirmant qu’« avec une population de 1,4 milliard de personnes... les volumes de données dépassent la compréhension des pays occidentaux. »

Le dirigeant chinois Xi Jinping a qualifié d’exceptionnel le système de passeport sanitaire à code QR, et a tenté d’en faire la promotion auprès d’autres pays, lors du sommet du G20 le 21 novembre 2020. Un article du Global Times a affirmé que la technologie chinoise aurait la possibilité de développer et lancer un système mondial de passeport viral en seulement 2 ou 3 mois.

« En termes de technologie, je pense que les entreprises chinoises peuvent construire une plate-forme internationale en une semaine seulement, mais il est préférable que l’Organisation mondiale de la santé l’(OMS), plutôt que n’importe quel pays ou organisation régionale, en soit l’organisateur afin de garantir l’indépendance, l’équité et la sécurité des données de la plate-forme », a déclaré au Global Times, Xiang Ligang, directeur général de l’Information Consumption Alliance basée à Pékin.

Tout comme elle le fait pour le reste du monde, la Chine pousse l’OMS à adhérer au système de passeport sanitaire, mais l’OMS fait face à la même préoccupation d’ordre éthique, à savoir que cela pourrait aggraver la persécution envers des personnes déjà opprimées.

« La Chine entend établir un mécanisme de reconnaissance mutuelle avec les différentes parties, fondé sur la base d’une prise en compte des préoccupations de chacun et de consultations amicales, afin de faciliter les échanges transfrontaliers entre les peuples et de promouvoir activement une mobilité humaine saine, sûre et ordonnée », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Zhao Lijian.

Israël, qui utilise déjà un « laissez-passer vert », accordant aux personnes vaccinées le privilège d’assister à des événements publics ou d’accéder à différents services, envisage également la mise en place du système chinois de passeport sanitaire permettant d’enregistrer le statut vaccinal et les résultats des tests. Toutefois, la vulnérabilité d’Israël au piratage est apparue face au système de passeport sanitaire du Parti communiste chinois (PCC).

Israël se situe en tête en tête des vaccinations anti Covid-19 : 55 % des Israéliens ont reçu leur première dose, et 41 % ont reçu la deuxième. Le « laissez-passer vert » a permis à de nombreuses entreprises de rouvrir leurs portes.

La suggestion d’Emmanuel Macron concernant le passeport santé

Bahreïn a déjà introduit un passeport vaccinal, et les États-Unis et le Royaume-Uni l’envisagent également. Le Danemark et la Suède envisagent de lancer des passeports sanitaires, tandis que la France et l’Allemagne se sont montrées réticentes à cette idée, selon France24. Le président français Emmanuel Macron a suggéré la mise en place d’un « pass sanitaire » permettant aux gens d’accéder plus facilement aux événements publics et aux entreprises.

Rédacteur Fetty Adler

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