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Chine. Détournement de fonds : un banquier renvoyé en Chine

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Un ancien banquier qui a fui aux États-Unis il y a 17 ans est contraint de retourner en Chine pour répondre de ses actes devant la justice, être jugé et emprisonné. (Image : Pixabay)

En 2001, au cours d’une enquête interne, la Banque de Chine a découvert dans sa succursale de Kaiping que 482 millions de dollars avaient été détournés. Le personnel a pensé en premier lieu qu’il s’agissait d’un problème technique du système informatique. Cependant, après plusieurs vérifications des comptes, les experts ont finalement conclu qu’il s’agissait d’un détournement de fonds.

Immédiatement après la révélation de l’affaire, Xu Chaofan a disparu, manquaient également à l’appel Yu Zhendong et Xu Guojun. Les trois hommes avaient assuré la Présidence dans la succursale Guangdong Kaiping depuis les années 1990, date à laquelle Xu Guojun était en fonction.

Ces trois personnes, qui avaient obtenu de Hong Kong des passeports falsifiés, ont demandé des visas pour les États-Unis, contracté des mariages avec des citoyennes naturalisées américaines et fui aux États-Unis avec leurs épouses sous de fausses identités. La plus grande partie des fonds détournés a été blanchie dans des comptes de casinos de Las Vegas.

En 2004, Xu Guojun est arrêté au Kansas, et un peu plus tard la même année Xu Chaofan est également arrêté dans l’État d’Oklahoma. En 2008 les deux hommes ont été déclarés coupables par la Cour Fédérale de Las Vegas, de transport illégal d’argent, de transactions avec de l’argent volé, ainsi que de détention de passeports et visas obtenus frauduleusement. En 2009 ils ont été reconnus coupables et condamnés à une peine de 25 ans de prison aux États-Unis. Depuis lors, Xu Chaofan purgeait sa peine en prison aux États-Unis, jusqu’à ce qu’il accepte son rapatriement en Chine sous la pression des autorités américaines et chinoises.

La Chine a fait pression sur les familles afin d’obtenir des informations sur les suspects résidant à l’étranger (telles que leurs adresses), afin de les inciter à rentrer en Chine.

Ces demandes ont reçu une coopération très limitée dans les pays occidentaux, tels que l’Australie, le Canada, et les États-Unis (pays dans lesquels la plupart souhaitent vivre), parce que ces gouvernements considèrent ces pressions comme un manque de transparence alors qu’il s’agit d’une procédure régulière dans le système judiciaire chinois.