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Culture. C’était l’occasion de découvrir la Chine avant l’arrivée du communisme au pouvoir, a expliqué une Française expatriée en Belgique

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Un public nombreux, chaleureux et curieux était pressé de découvrir ou de redécouvrir le spectacle de la Compagnie Shen Yun, au Palais des Congrès, ce samedi 7 mai. Parmi ce public, nombreux souhaitaient découvrir la danse classique et les danseurs de Shen Yun, alors que d’autres voulaient avoir un aperçu de la Chine ancestrale et de la culture traditionnelle chinoise avant l’arrivée du communisme.

« Nous sommes venues de Belgique, Bruxelles, pour voir le spectacle »

Isabelle Richardot et sa fille viennent de loin : « Nous sommes venues de Belgique, de Bruxelles, pour voir le spectacle. Nous avons eu un long chemin pour venir voir le spectacle et nous avons adoré. ». En se présentant elle précise : « Nous sommes des Français expatriés en Belgique et Emma est en quatrième ».

« C’est un flyer distribué sur la place de la Bourse devant le théâtre, à Bruxelles » qui lui a fait découvrir le spectacle Shen Yun. « J’ai eu envie de voir le spectacle tout d’abord parce que je m’intéresse à la culture chinoise. Ensuite parce que Emma apprend le chinois depuis la sixième. Et donc c’était pour lui montrer aussi toute cette culture artistique de danse et les costumes avant l’arrivée du communisme. C’était surtout cette période-là qui m’a intéressée ».

« Et c’est vrai, comme l’a dit la personne qui présentait, certaines scènes ne peuvent pas être vues du fait de l’espèce d’omerta qu’il y a en Chine. Donc c’était l’occasion de voir et de découvrir autre chose : c’était l’occasion de découvrir la Chine avant l’arrivée du communisme au pouvoir ! », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes venues de Belgique, de Bruxelles, pour voir le spectacle. Nous avons eu un long chemin pour venir voir le spectacle et nous avons adoré. », a affirmé Isabelle Richardot. (Image : Céline Pan / Vision Times)

Des tableaux qui ont touché les deux spectatrices

La fille d’Isabelle Richardot a été touchée par le spectacle : « J’ai particulièrement été touchée par le tableau avec le chirurgien et sa fille. Particulièrement le moment où le père découvre à travers le sac à main qu’il lui a offert que c’est sa fille qui a subi l’opération. C’est émouvant et très touchant ». Elle aborde le tableau Frénésie de la fin des temps. Il « dépeint comment des personnes sont arrêtées et torturées pour leurs croyances, mais également comment elles sont tuées pour leurs organes », est-il précisé sur le programme offert à l’entrée de la salle de spectacle. Outre des tableaux sur la culture ancestrale chinoise, le spectacle Shen Yun comprend des scènes qui présentent un aspect de la Chine moderne, dans ce tableau il s’agit du prélèvement d’organes, sous contrainte et sans consentement, effectué sur des prisonniers d’opinion.

Isabelle Richardot de son côté a particulièrement apprécié : « le tableau avec les fleurs de prunier. La coordination des gestes des danseuses fait que c’est magnifique. Ce tableau-là était particulièrement émouvant et très beau à réaliser. C’est quelque chose que l’on ne voit pas ailleurs ». « Dans la culture chinoise, la fleur de prunier est souvent un symbole de courage et de résilience, bravant l’hiver et s’épanouissant au printemps », est-il précisé dans le programme.

« Je n’ai pas des yeux d’experte, mais de ce que j’ai pu voir, c’est la perfection ! »

En parlant des danseurs, Isabelle Richardot a remarqué « qu’ils ont une souplesse. On a l’impression qu’ils volent ou qu’ils flottent. Surtout quand ils arrivent très vite ». « On a l’impression que c’est facile de faire ce qu’ils font, car ils le font avec facilité », a ajouté sa fille.

« On sent qu’il y a énormément de travail derrière. Mais c’est tellement bien fait. Je n’ai pas des yeux d’experte, mais de ce que j’ai pu voir, c’est la perfection, c’est époustouflant : même sans parole, juste avec les gestes on comprenait très bien les messages qu’ils voulaient transmettre. C’est plutôt bien fait. Non, c’est vraiment très très bien. C’est un très beau spectacle », a précisé Isabelle Richardot de son côté.

La culture traditionnelle chinoise : « il faut l’ouvrir sur l’Europe et le monde en fait »

« Mais il le faut, il faut l’ouvrir sur l’Europe et le monde en fait ! Parce que nous, avec nos yeux d’Européens nous ne voyons que ce que la télévision veut bien nous montrer. Alors toute cette tradition, il faut qu’elle perdure. Il faut continuer à la faire vivre. Pour justement ne pas oublier, et même pour les générations futures. Voilà, cela touche », a réagi Isabelle quand il a été question de la mission de Shen Yun qui est de faire revivre la culture traditionnelle chinoise.

En parlant des valeurs comme la compassion : « On en a besoin dans la société, mais c’est très dur à appliquer. Je pense que l’on peut prendre note. C’est bien de le rappeler. Cela dit, c’est un long cheminement. Il est personnel. Je pense qu’il est utile de le rappeler. Après c’est un cheminement personnel. Ce n’est pas avec un spectacle. Le clin d’œil, il faut le faire, mais après c’est à nous de continuer », a précisé Mme Richardot.

Elle n’a pas été surprise par la présentation du divin dans les différents tableaux du spectacle Shen Yun. « Ce n’est pas quelque chose qui me choque. Je trouve que c’est relativement gai comme mise en valeur… c’est chaleureux. C’est moins austère que, par exemple, la religion catholique. Je trouve que c’est beaucoup plus joyeux, plus gai. Après, c’est une philosophie particulière. Je trouve que c’est souriant : c’est vraiment le bonheur. On a l’impression que c’est le message qu’ils veulent transmettre ».

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