L’Empire du Milieu et sa relation avec le monde

Par Song Zifeng
Le 16/08/2020
Le Temple du Ciel, considéré comme l’achèvement de l’architecture chinoise traditionnelle, symbolise la croyance chinoise que la Terre est carrée et le Ciel rond. L’empereur considéré comme le « fils du Ciel », représentait le lien avec l’autorité céleste pour préserver le bon ordre sur terre. (Image : My pictures are CC0. When doing composings: / Pixabay)
Le Temple du Ciel, considéré comme l’achèvement de l’architecture chinoise traditionnelle, symbolise la croyance chinoise que la Terre est carrée et le Ciel rond. L’empereur considéré comme le « fils du Ciel », représentait le lien avec l’autorité céleste pour préserver le bon ordre sur terre. (Image : My pictures are CC0. When doing composings: / Pixabay)
 

La Chine est appelée « Zhong Guo » (中国 , zhōngguó) en chinois, ce qui signifie « le pays du milieu ». Car géographiquement parlant, dans le passé, ce pays se situait au milieu de cette région du monde par rapport aux barbares qui vivaient autour de la Chine. Cependant, la Chine n’est pas seulement un pays du centre en termes de géographie, mais aussi un pays du centre en termes de civilisation. On dit que « les sages et les saints y enseignaient, la bienveillance et la droiture y étaient pratiquées, la poésie, les livres, les rituels et la musique étaient utilisés, différents arts et techniques y étaient exercés, des dieux lointains les observaient et les barbares y faisaient des actes justes ».

L’ancien Empire chinois et le centre de la civilisation

Ce pays central au sens de la civilisation n’existe pas que sur papier dans les classiques des sages, mais il se manifeste sous forme de 5 000 ans de civilisation, comme un long tableau magnifique, devant les yeux du monde.

De toutes les anciennes civilisations qui ont existé sur cette planète, la civilisation chinoise est sans doute la seule qui ait survécu jusqu’à nos jours. Cette civilisation est connue non seulement pour ses origines anciennes et durables, mais aussi pour son caractère inclusif, qui a établi sa centralité dans l’histoire de la civilisation humaine.

Lorsque la plus grande partie du monde se trouvait encore dans l’antiquité la plus reculée, la terre divine, selon une des appellations de la Chine traditionnelle, abritait déjà les glorieuses civilisations Xia, Shang et Zhou. Par la suite, les dynasties Qin et Han ont suivi dans la même veine, leurs civilisations ont rayonné au Japon, en Corée, au Vietnam et jusqu’aux Régions de l’Ouest. Sous la dynastie Tang, la culture chinoise atteint son apogée et l’Empire Tang devient le centre économique et culturel du continent eurasiatique. Sous la dynastie Song, bien que ses compétences militaires soient inférieures à celles des Han et des Tang, sa civilisation de haut niveau était non seulement imitée par les puissances militaires de Liao, Jin et Xia occidental, mais c’est également sous cette dynastie que de grandes inventions chinoises telles que la poudre à canon, l’impression de caractères mobiles et la boussole de navigation ont vu le jour et se sont développées à l’étranger, ce qui a contribué d’une façon incommensurable au progrès de la civilisation humaine.

 

L’envoyé impérial des Khitan, dynastie Song, Domaine public.(Image : Musée national du Palais, Taipei)
L’envoyé impérial des Khitan, dynastie Song, Domaine public.(Image : Musée national du Palais, Taipei)
 

L’arrivée du Yuan mongol a ouvert la voie à la communication entre les civilisations orientales et occidentales et permit à la civilisation chinoise de rayonner encore plus loin, insufflant une nouvelle vie à l’Europe après le déclin des anciennes civilisations grecque et romaine. Après l’entrée de Kublai Khan dans les plaines centrales, bien qu’il ait utilisé les quatre khanats comme piliers pour contrôler le monde, il n’a pas utilisé la culture chrétienne, la culture islamique ou la culture des prairies du nord comme fondement du pays, mais a considéré la culture chinoise comme le pilier de la civilisation mondiale, et s’est positionné comme le successeur des Empereurs Yao, Shun, Yu, Tang, Qin, Han, Sui et Tang. La Chine est ainsi devenue le berceau de la civilisation humaine. À l’époque de la dynastie Ming, Zheng He fit  sept voyages dans l’océan Ouest, et l’immense flotte Ming non seulement transportait de riches produits chinois, mais aussi le souhait de l’empereur de répandre la culture chinoise et de bénir les quatre coins du monde.

Même sous la dynastie Qing, alors que la culture chinoise commençait à décliner, sous le règne de l’Empereur Kangxi et Qianlong, la civilisation chinoise vieille de 5 000 ans  émerveillait encore toute l’Europe. G.W. Leibniz, le plus grand philosophe et scientifique allemand, qui a été décrit par Bertrand Russell comme l’homme le plus sage de tous les temps, a été tout au long de sa vie, un grand admirateur de la civilisation chinoise. En France, centre des Lumières européennes, tous les penseurs les plus célèbres lisaient avec passion les classiques confucéens, de Voltaire à Lucien, de D’Alembert à Diderot... Confucius inspirait ces pionniers des Lumières européennes... 

 

Frontispice de la biographie de Confucius dans Confucius Sinarum philosophus, ouvrage auquel collabora Philippe Couplet. (Image : Prospero Intorcetta, Philippe Couplet, et al. / Domaine public)
Frontispice de la biographie de Confucius dans Confucius Sinarum philosophus, ouvrage auquel collabora Philippe Couplet. (Image : Prospero Intorcetta, Philippe Couplet, et al. / Domaine public)
 

Si l’on considérait la Chine comme un pays central en terme de civilisation, c’était non seulement en raison de ses racines morales profondes, mais aussi parce que tout au long de l’histoire de la Chine, la civilisation chinoise a su accueillir et absorber des civilisations étrangères, préservant ainsi dans sa culture traditionnelle les gènes de nombreux peuples à différentes époques. C’est pourquoi, même après le déclin de la civilisation chinoise, de nombreuses personnes dans d’autres pays du monde conservent une affection particulière pour la Chine.

Le régime communiste chinois, un axe destructeur envers la civilisation chinoise

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la Seconde Révolution industrielle en Occident et la chute de l’empire Qing en Orient ont changé la donne dans le monde. La société traditionnelle chinoise, qui avait duré pendant 2 500 ans, commençait à se transformer en une société moderne. En 1912, la République de Chine a vu le jour en tant que première république démocratique d’Asie. Mais c’est aussi à cette époque que le le spectre communiste d’origine occidentale a commencé à convoiter la Chine, et en 1921, le Parti communiste chinois (PCC) a été créé par la branche extrême-orientale de l’Internationale communiste. L’invasion japonaise de la Chine a offert au PCC une occasion en or de prendre le pouvoir en 1949 sous la forme d’une république et au nom du peuple, la « Nouvelle Chine » a été établie.

Dès le début, cette « nouvelle Chine » n’a pas ménagé ses efforts pour détruire 5 000 ans de culture chinoise traditionnelle. À travers une série de campagnes, elle a massacré les propriétaires fonciers, les nobles des villages, les commerçants, les intellectuels et d’autres élites de la société chinoise, pillant leurs richesses et surtout anéantissant ces héritiers de la civilisation traditionnelle chinoise. Dans le même temps, le PCC réprimait violemment les religions, à tel point que l’ancien Empire chinois, qui respectait Bouddha, Tao et Confucius, perdit ces trois religions. En outre, le Mouvement Anti-droite, le Grand Bond en avant, la Révolution Culturelle, la Réforme et l’ouverture guidés par la corruption ont tous oeuvré à la destruction de la moralité humaine par les moyens les plus extrêmes et à l’élimination de la culture traditionnelle chinoise.

 

Diffamation de Confucius pendant la révolution culturelle : Le plus grand des bâtards. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Diffamation de Confucius pendant la révolution culturelle : Le plus grand des bâtards. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

Une fois la culture traditionnelle chinoise détruite, le PCC l’a remplacée par la culture pernicieuse du Parti. Avec un environnement médiatique à une seule voix et un système éducatif dictatorial, la culture du Parti a été inculquée au peuple chinois pour l’aliéner au PCC.

Cependant, il ne s’agit là que de préliminaires du PCC, car son but ultime est de semer le chaos dans le monde entier. L’infiltration du PCC dans le monde passe par le mensonge comme un écran de fumée, le profit comme clé et la corruption comme un atout. En conséquence, cet ancien empire est devenu un grand distributeur d’argent. Les aristocrates spirituels de l’Est ont disparu, et les entrepreneurs sont devenus des millionnaires du jour au lendemain. Si la Chine a apporté au monde une riche civilisation qui a permis au monde de construire des valeurs universelles, alors le PCC a apporté au monde de l’argent, ce qui lui a permis tel le diable d’acheter l’âme des gens, comme Faust, le personnage éponyme de Goethe, vendant son âme à Méphisto.

Outre le PCC, il existe d’autres pays communistes ou organisations terroristes dans le monde, mais en termes de pouvoir et d’ambition, ils ne sont que locaux. Le PCC, en revanche, est à la tête du « camp de la destruction » en raison de ses ambitions et de ses actions pour dominer le monde. D’une part, le PCC soutient la Corée du Nord et l’Iran afin de menacer le monde démocratique par l’usage de la force et d’autre part, il a installé un large éventail de régimes pro communistes dans le Tiers-Monde pour manipuler les affaires internationales et affronter le monde civilisé. Si la Chine ancienne était autrefois le centre de la civilisation mondiale, le régime communiste chinois devient l’axe de la destruction sur la planète.

Le Parti communiste chinois s’est servi de la Chine pour mystifier le monde

La « Chine » est un nom ancien pour un pays ayant une histoire de 5 000 ans, et ce n’est en aucun cas une abréviation de la « République populaire de Chine » créée par le PCC. La « nouvelle Chine » créée par le PCC est en fait un État qui appartient au parti communiste chinois. Ce régime a anéanti l’ancienne Chine pour y construire l’État communiste chinois, et mystifier le monde entier.

 

Au nom de Confucius. (Image : Capture d’écran / YouTube)
Au nom de Confucius. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

D’une part, le monde a une profonde affection pour les 5 000 ans de culture traditionnelle de la Chine en raison de l’interaction de la Chine avec lui et de la contribution de cette dernière à son développement tout au long de l’histoire. D’autre part, bien que le Parti communiste chinois ait détruit la culture chinoise, lorsqu’il est confronté au monde extérieur, il change de visage et se déguise en héritier et protecteur de cette culture traditionnelle chinoise qui coexiste pacifiquement avec le système démocratique occidental, afin de ne pas se dévoiler au monde. Même lorsque cette « nouvelle Chine » a commencé à dominer le monde, elle a continué à voler les concepts les plus emblématiques de la culture traditionnelle chinoise pour se travestir. Par exemple, l’Institut Confucius, l’agence d’espionnage et de propagande la plus célèbre du PCC , s’est appropriée le nom d’un sage pour exporter l’idéologie communiste dans le monde entier. Un autre exemple est sa politique dite « Une ceinture, une route » qui a pour but de dominer le monde tout en se servant du concept de l'ancienne route de la soie chinoise : à travers sa « ceinture économique de la route de la soie » et sa « route maritime de la soie du XXIe siècle », pour faire pénétrer les tentacules du spectre du PCC dans le monde. Et le monde a pris l’État communiste chinois pour la Chine ancienne et l’a pris au pied de la lettre !

Le PCC n’est pas la Chine, le monde commence à faire la différence

En fait, le PCC n’est pas le successeur légitime de l’ancienne chine, au contraire, c’est un groupe dont le vrai but est de détruire la Chine. Le monde entier n’en avait aucune conscience  jusqu’à ce que la pandémie se propage en 2020, suite aux dissimulations du PCC. Le monde entier a enfin compris que le PCC ne représente pas du tout la Chine. De plus, ce régime est mille fois plus destructeur que tout régime maléfique, organisation terroriste ou groupe de culte. Ainsi, une grande vague d’anti-PCC mondiale a vu le jour.

Aujourd’hui, le virus communiste chinois empoisonne le monde parce que les gens ne connaissent pas l’histoire criminelle du Parti communiste chinois, sa nature perverse et sa culture malfaisante. C’est dû également à l’oubli des 5 000 ans de culture chinoise authentique et à la déviation des valeurs universelles de l’humanité sur lesquelles la civilisation chinoise a été fondée.

 

Statue de Bouddha sur l’île de Lantau, à Hong Kong, veille sur la Chine et Hong Kong. (Image : 该图片由 /Allison Barnett / 在Pixabay /上发布) 
Statue de Bouddha sur l’île de Lantau, à Hong Kong, veille sur la Chine et Hong Kong. (Image : 该图片由 /Allison Barnett / 在Pixabay /上发布) 
 

La Chine est le pays du milieu. Pour comprendre le monde, il faut d’abord comprendre la Chine. Pour les Chinois, le peuple de la terre divine devrait être issu de la Chine authentique, et non pas du communisme chinois. Le monde entier devrait renouer avec les traditions et les valeurs morales de la Chine, et défendre ainsi les valeurs universelles de l’humanité, afin que le spectre du parti communiste chinois puisse être éliminé depuis la racine, que le monde puisse reprendre le bon chemin et que la paix puisse être rétablie dans le monde. Dans le même temps, la gloire de la civilisation chinoise, vieille de 5 000 ans, pourra briller à nouveau dans le monde.


Traduit par : Yi Ming

Source : https://m.secretchina.com/news/gb/2020/08/09/941573.html