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Culture. Redécouvrir les histoires oubliées de la comtesse de Ségur (1/3) 

FRANCE > Culture

La comtesse de Ségur a vécu dans le château des Nouettes de 1822 à 1872. C’est là qu’elle a écrit plus d’une vingtaine de livres pour enfants. Elle les a écrit pour ses petits enfants. Ses histoires prônent la morale et la bonté.

Les ouvrages de la comtesse de Ségur ont beaucoup influencé une nouvelle idée de la pédagogie. Les sévices corporels qui étaient coutumes à l’époque sont fortement critiqués. La comtesse de Ségur démontre que la sévérité et l’éducation devraient être appliquées avec patience, confiance, aveux et pardon. Ces histoires expliquent aux enfants comment être courageux, travailleur, loyal et bienveillant. L’histoire contée dans ce podcast explique qu’une personne qui respecte la piété filiale, qui a du dévouement, du respect et de la politesse, recevra beaucoup de bénédictions.

Redécouvrir les histoires oubliées de la comtesse de Ségur
Henri vit avec sa maman dans une petite maison proche d’une montagne magique. (Image : David Mark / Pixabay)

L’histoire du bon petit Henri

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Henri a sept ans quand débute cette histoire. Il vit au pied d’une montagne magique dans une petite maison isolée avec sa maman, son papa étant décédé. L’amour règne dans la maison et Henri, malgré son jeune âge, aide beaucoup sa maman.

Quand sa maman tombe malade, Henri la veille. Malgré tout, son état de santé devient critique. Henri a une bonne fée et l’appelle. Aussitôt, la fée apparaît. Elle lui dit qu’elle n’a pas le pouvoir de guérir sa mère mais que lui, il peut la sauver et elle lui explique comment faire.

Henri écoute attentivement les conseils de la fée Bienveillante et part immédiatement. Il doit marcher longtemps avant d’arriver à la montagne. Sur le chemin, il rencontre un corbeau, un coq et une grenouille et les sauve tous d’une mort certaine.

Arrivé au pied de la montagne, Henri se trouve face à une rivière infranchissable. Le coq l’aide à traverser cette étendue d’eau et le trajet dure vingt et un jours.

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Un des génies de la montagne lui dit que s’il récolte son blé et en fait du pain, il pourra  passer. (Image : Petra / Pixabay)

Arrivé de l’autre côté, Henri remercie le coq et suit sa route. Il marche durant vingt et un jours. Il est épuisé mais il continue de marcher et rencontre finalement un des génies de la montagne qui lui dit que s’il récolte son blé et en fait du pain, il pourra passer. Henri met plus d’un an pour achever sa tâche et appelle le génie. Le génie vérifie ses pains et en est satisfait, il lui donne une tabatière comme salaire et le laisse passer en riant. Henri se moque bien de cette tabatière mais il est poli, il le remercie et s’en va.

Henri reprend sa route. Mais au premier tiers, il rencontre un mur infranchissable. Il s’assied et attend pendant quarante cinq jours jusqu’à ce que dans un bruit effroyable, un pan de mur s’écroule et un géant apparaît. C’est un autre génie de la montagne et pour passer, Henri doit récolter toute sa vigne et en faire du vin. Il prend trois mois pour terminer sa tâche et appelle le géant qui vérifie le travail, en est satisfait et donne un chardon à Henri en lui disant : « Quand tu seras chez toi, chaque fois que tu désireras quelque chose, sens ton chardon. » Henri le remercie même s’il trouve le présent peu généreux et continue sa route.

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Il se trouve face à un grand loup aux yeux flamboyants. (Image : David Mark / Pixabay)

Proche du sommet, Henri se trouve face à un précipice sans aucun moyen de la passer. Découragé, il s’assied les larmes aux yeux quand soudain, il se trouve face à un grand loup aux yeux flamboyants. C’est encore un génie et pour passer, le loup demande à Henri d’attraper tout le gibier de sa forêt et de les cuisiner en rôtis et en pâtés. Henri à beau essayer, il n’y arrive pas. C’est alors qu’apparaît le corbeau qui chasse le gibier à sa place. Une fois qu’Henri a fini sa tâche, il appelle le loup qui, apparaît, vérifie son travail et lui donne un bâton qui peut le transporter où il veut. Henri pense jeter ce bâton mais par politesse il le prend en remerciant le loup. Le loup fait passer Henri de l’autre côté du précipice. Henri continue sa marche.

Enfin, il aperçoit le jardin où est enfermée la plante de vie qui va guérir sa maman. Mais un large fossé faisant le tour de la montagne l’empêche d’arriver dans le jardin. Un gros chat est là, c’est aussi un génie de la montagne. Il lui dit que pour passer de l’autre côté il doit d’abord pêcher tous les poissons du fossé et les cuire ou les saler. Henri à beau essayer, il n’y arrive pas. C’est alors que la grenouille arrive et l’aide. Henri prépare les poissons et quand tout est fait, il appelle le chat. Le chat vérifie son travail, en est satisfait et s’arrache une griffe qu’il donne à Henri en lui disant qu’elle lui permet à lui et à ceux qui l’aime de retrouver la santé et la jeunesse. Henri remercie le chat qui l’aide à passer.

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Henri rentre enfin dans le jardin mais il y a tant de plantes qu’il ne sait pas laquelle prendre… (Image : Hans / Pixabay)

Henri rentre enfin dans le jardin mais il y a tant de plantes qu’il ne sait pas laquelle prendre. Il se souvient alors que la fée Bienveillante lui a dit d’appeler le docteur qui cultive le jardin des fées. À peine l’a-t-il appelé qu’il voit un petit homme tenant un livre sous le bras et portant une blouse de docteur. Henri raconte son histoire et lui dit que la Fée Bienveillante le recommandait. Le docteur va lui chercher la plante de vie.

Henri remercie grandement le docteur, monte sur le bâton du loup et se retrouve chez lui. Il se précipite auprès de sa maman et il presse la plante de vie sur ses lèvres. Instantanément, elle ouvre ses yeux et jette ses bras autour du cou de son fils. La fée l’attend également. Elle lui dit d’ouvrir la tabatière, aussitôt il en sort une si grande foule de petits ouvriers qui en un quart d’heure transforme la maison en une jolie maison au milieu d’un grand jardin, adossée à un bois et à une belle prairie.

Le chardon leur procure ce qui leur manque. Henri et sa maman ont vécu de nombreuses années heureux. On dit d’ailleurs, qu’ils sont partis vivre éternellement au pays des fées.

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