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Sagesse. Une belle-mère brise le stéréotype de la marâtre avec une bonté plus forte que les liens du sang

CHINE ANCIENNE > Sagesse

Les belles-mères sont souvent caricaturées, peut-être en partie à cause de la manière dont elles sont dépeintes dans des histoires telles que Cendrillon, à savoir méchantes, déraisonnables et cruelles. Mais dans la Chine ancienne, dans le royaume de Wei, sous la dynastie Zhou, il y eut un jour une belle-mère au grand cœur qui, avec des vertus inimaginables aujourd’hui, influença positivement ses cinq beaux-fils qui la maltraitaient.

La belle-mère les  traitait avec beaucoup d’amour et de générosité, prenant même davantage soin d’eux en termes de nourriture, de vêtements et de logement que de ses trois propres enfants. (Image : wikimedia / The Palace Museum / 
Domaine public)

L’histoire raconte que la fille de la famille Yang, nommée Meng Yang, du royaume de Wei, donna naissance à trois fils après avoir épousé le général Mang Mao. Si l’on ajoute les cinq fils que Mang Mao avait eus avec sa première épouse, Meng Yang avait ainsi huit enfants à charge.

La belle-mère n’était pas aimée de ses beaux-enfants

Toutefois, aucun des cinq fils nés de Mang Mao et de sa première épouse n’aimait Meng Yang. Bien que leur belle-mère les ait traités avec beaucoup d’amour et de générosité, prenant même davantage soin d’eux en termes de nourriture, de vêtements et de logement que de ses trois propres enfants, ils n’aimaient toujours pas la nouvelle épouse de leur père.

Une belle-mère brise le stéréotype de la marâtre avec une bonté plus forte que les liens du sang
Le troisième fils viola un ordre du roi de Wei et fut condamné à mort. (Image : wikimedia / Zhao Mengfu / Domaine public)

Plus tard, le troisième fils du premier mariage de Mang Mao enfreint un ordre du roi de Wei et fut condamné à mort conformément à la loi. Lorsqu’elle apprit cela, Meng Yang ressentait chaque jour une profonde tristesse et se démenait du matin au soir pour sauver ce fils qui n’était pas le sien.

Une personne bien informée de la situation demanda à Meng Yang : « Ces fils ne t’aiment pas, alors pourquoi devrais-tu te sentir si triste à leur sujet et pourquoi te démener autant pour essayer de sauver ce fils ? ».

Meng Yang répondit : « Si mon propre fils ne m’aimait pas, j’essaierais quand même de le secourir par tous les moyens, afin qu’il soit sauvé de l’infortune et du châtiment. Si je fermais les yeux sur la souffrance des enfants du premier mariage de Mang Mao et que je ne voulais rien faire pour les sauver, ne serait-ce pas comme s’ils étaient orphelins de mère ? C’est par crainte qu’ils ne deviennent orphelins que Mang Mao m’a épousée ».

« Bien que je sois une belle-mère, je dois aimer et prendre soin de tous mes enfants ; sans cela, on ne pourrait pas dire que je suis " gentille ". Si je n’aime que mes propres enfants et que je néglige les enfants nés de Mang Mao et de sa première épouse, je ne peux pas être qualifiée de " juste ". Si je suis si peu compatissante et si peu vertueuse, comment puis-je me tenir dans le monde séculier ? Même si ces enfants ne m’aiment pas, comment puis-je ne pas être raisonnable et ne pas faire mon devoir de mère ? »

Une belle-mère brise le stéréotype de la marâtre avec une bonté plus forte que les liens du sang
 Lorsque les paroles de Meng Yang parvinrent aux oreilles du roi de Wei, il fut ému par son cœur bienveillant. (Image : wikimedia / Yan Li-pen / Domaine public)

Quelques jours plus tard, ces paroles de Meng Yang parvinrent aux oreilles du roi de Wei. Le roi de Wei fut si ému par le cœur bienveillant de Meng Yang qu’il ne put s’empêcher de dire à ses ministres : « La belle-mère Meng Yang est si aimante, comment pourrais-je exécuter un de ses fils ? ».

Lorsque Meng Yang partit voir le roi de Wei pour lui demander de pardonner à son fils, le roi de Wei, qui admirait sa bonté et sa droiture, ordonna que le fils soit pardonné pour son crime.

Lorsque le fils rentra chez lui, après avoir été sauvé par sa belle-mère, les quatre autres enfants nés de Mang Mao et de sa première épouse comprirent la véritable nature de Meng Yang et admirèrent ses grandes vertus. Ils se rapprochèrent progressivement de Meng Yang et finirent par la respecter comme si elle était leur propre mère. La famille vécut heureuse et en harmonie, et les huit fils, grâce aux soins et aux conseils de Meng Yang, devinrent plus tard de grands souverains de Wei, des ministres ou des savants.

Une belle-mère brise le stéréotype de la marâtre avec une bonté plus forte que les liens du sang
Lorsque le fils rentra chez lui, après avoir été sauvé par sa belle-mère, les quatre autres enfants nés de Mang Mao et de sa première épouse comprirent la nature véritable de Meng Yang et admirèrent ses grandes vertus. (Image : wikimedia / Attributed_to_Lu_Tanwei / Domaine public)

Lorsque les gens ont vu cela, ils ont loué Meng Yang pour ses qualités de mère attentionnée, capable de traiter les enfants du premier mariage de son mari et ses propres enfants avec la même attitude affectueuse. Il n’était donc pas étonnant que tous les enfants soient devenus des personnes vertueuses et de grand talent et qu’ils aient été choisis comme fonctionnaires de Wei et soient devenus des piliers du royaume.

La nécessité d’avoir un « cœur compatissant en toutes choses » est véritablement une notion à ne pas négliger. Une telle bienveillance est la racine de toute bonté qui contribue à faire disparaître toute souffrance et permet aussi d’accumuler de la vertu.

Les relations humaines sont en réalité fondées sur les valeurs humaines fondamentales que sont la loyauté, la piété filiale, la bienveillance, l’amour, la foi et la droiture. Imperceptiblement, ces qualités exprimées touchent naturellement les personnes, contribuent à dissiper une mauvaise atmosphère ou un environnement conflictuel, et résolvent des problèmes que même les personnes liées par le sang ne peuvent surmonter.

Une belle-mère brise le stéréotype de la marâtre avec une bonté plus forte que les liens du sang
Les relations humaines sont en réalité fondées sur les valeurs humaines fondamentales que sont la loyauté, la piété filiale, la bienveillance, l’amour, la foi et la droiture. (Image : wikimedia / Yun Shouping / Domaine public)

Rédacteur Yasmine Dif

Source : A Stepmother Breaks Stereotype With Kindness Stronger Than Blood Ties
www.nspirement.com

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