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Chine. Nouvelles colonies : Pékin envisage la mainmise sur l’Antarctique

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La Chine intensifie ses activités en Antarctique et le monde entier surveille cela de près pour voir si la nation asiatique cherchera à revendiquer des droits dans la région. (Image : Pixabay)
 

La Chine intensifie ses activités en Antarctique et le monde entier surveille cela de près pour voir si la nation asiatique cherchera à revendiquer des droits dans la région.

Non seulement cela violerait le Traité sur l’Antarctique, mais cela pourrait aussi déclencher un conflit mondial amenant les grandes puissances mondiales à se ruer, dans le but de s’approprier une partie de l’Antarctique.

La Chine en Antarctique

Le Traité sur l’Antarctique a été signé en 1959 par 12 pays. Il y a actuellement sept requérants originaux en Antarctique –l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la France, la Norvège, le Chili, l’Argentine et le Royaume-Uni. Une partie importante du traité est qu’il ne doit pas y avoir de nouvelle demande dans la région et qu’il n’y aura pas non plus d’élargissement d’une demande existante. La Chine a ratifié le Traité sur l’Antarctique en 1983. En conséquence, la Chine ne peut revendiquer aucune partie de l’Antarctique. Toutefois, cela dépend de si Pékin honore effectivement l’accord. Et l’immense richesse de l’Antarctique donne en fait aux Chinois suffisamment de raisons pour en revendiquer le droit de possession, avec le risque de créer un conflit semblable à celui ayant eu lieu en mer de Chine du Sud.

On dit que l’Antarctique abrite d’énormes quantités de ressources naturelles. Selon l’Institut Chinois de Recherches Polaires, le continent abrite près de 300 à 500 milliards de tonnes de gaz naturel et 500 milliards de tonnes de pétrole. Les recherches suggèrent que l’Antarctique détient 4 des 10 minéraux de moins de 25 ans, des réserves mondiales. La Chine estime qu’une fois que les ressources mondiales commenceront à s’épuiser, il y aura une ruée folle vers l’Antarctique.

Selon l’Institut Chinois de Recherches Polaires, l'Antarctique détient près de 300 à 500 milliards de tonnes de gaz naturel et 500 milliards de tonnes de pétrole. (Image: capture d’écran/YouTube)
Selon l’Institut Chinois de Recherches Polaires, l’Antarctique détient près de 300 à 500 milliards de tonnes de gaz naturel et 500 milliards de tonnes de pétrole. (Image : capture d’écran / YouTube)
 

C’est pourquoi les Chinois investissent autant sur ce continent. Quatre des cinq bases chinoises en Antarctique sont situées dans des régions identifiées comme étant riches en ressources. L’aspect militaire entre aussi en jeu dans le dessein de posséder une partie de cette terre gelée.

« La Chine étend et modernise son armée, l’Arctique et l’Antarctique ont un rôle important à jouer à cet égard... Je parle en particulier du déploiement du système chinois GNS (Global Navigation Satellite), appelé BeiDou, qui concurrence le système américain GPS... Les systèmes GPS de la Chine, de la Russie et des Etats-Unis sont d’une importance capitale : en temps de guerre, ils deviennent vraiment cruciaux, ils sont utilisés pour la synchronisation et le positionnement des missiles », a déclaré Anne-Marie Brady, de l’Université de Canterbury, à ABC News.

Aéroport au pôle Sud

Pékin a annoncé la construction prochaine de son premier aéroport permanent en Antarctique. La Chine rejoint ainsi des pays comme les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et l’Australie, qui disposent également d’aéroports permanents dans la région. Selon Pékin, la construction de l’aéroport a pour objectif d’offrir un soutien aux futures expéditions scientifiques.

Bien que le Traité sur l’Antarctique impose le respect de certains protocoles environnementaux lors de la construction d’infrastructures sur le continent, il reste à voir si les Chinois les respecteront strictement.
 

Pékin a annoncé qu'il construira bientôt son premier aéroport permanent en Antarctique. (Image: Capture d’écran / YouTube)
Pékin a annoncé qu’il construira bientôt son premier aéroport permanent en Antarctique. (Image : Capture d’écran / YouTube)
 

« Ces traités stipulent que tous les déchets et les matériaux de construction doivent être enlevés lorsque vous quittez le site, et que les pompages souterrains sont interdits... Le site doit être remis dans son état naturel lorsque l’activité est terminée, pour éviter de générer une décharge de déchets dangereux contaminant l’environnement... Malheureusement, je dirais que les traités et protocoles actuels ne sont pas assez finalisés. Cela signifie qu’un grand projet, tel qu’un aéroport, pose de réelles difficultés - surtout si l’aéroport n’a pas accès à un port maritime ou n’a pas la capacité d’évacuer les déchets », a déclaré dans un communiqué Stewart Schreckengast, professeur de technologie aéronautique à l’Université Purdue  (Airport Technology)

En janvier dernier, un « livre blanc » du gouvernement chinois a fait surface, détaillant les plans pour le développement d’une « route polaire de la soie » dans l’Antarctique. Cette initiative indique clairement que la Chine cherche à devenir un acteur dominant dans la région. Cela a rendu l’Australie nerveuse, ce pays revendiquant 42 % du continent.
 

Rédacteur Guillaume

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