Acte XII : Jérôme Rodrigues menacé par les antifas?

Vincent Honorat
Le 03/02/2019
 

Après avoir forcé Jérôme Rodrigues à quitter la manifestation, les antifas s'en sont pris à des personnes ciblées dans la manifestation, notamment plusieurs personnes du service de sécurité. Selon un témoin, plusieurs dizaines d'attifas ont tabassé deux ou trois personnes alors qu'elles étaient à terre.

 

Peu après avoir été salué chaleureusement par les Gilets jaunes, Jérôme Rodrigues a dû quitter la manifestation de l'acte XII, le service de sécurité faisant remonter des menaces de la part des antifas.

Son passage sur RT France quelques jours plus tôt a certainement mis en lumière une zone sensible: la manifestation n'avait pas encore commencé que des menaces d'agression ont poussé le service de sécurité à exfiltrer Jérôme Rodrigues dans une grande confusion. Il est certain que les menaces n'ont pas été directes, mais cela ne signifie pas pour autant qu'elles n'ont pas eu lieu. 

Certains Gilets jaunes étaient également remontés contre les Antifas qui sont selon eux responsables de la blessure de Jérôme Rodriguez : dans sa vidéo Facebook live, Ramous, un Gilet jaune proche de Jérôme Rodrigues, déclare : «Faites gaffes, il y a des black bloc... (...) S'ils font chier, j'ai décidé moi aujourd'hui, je ne fais plus de sommation, je rentre dans le tas. (...) parce qu'il ne faut pas oublier que c'est à cause d'eux que Jérôme a un oeil en moins.» (voir la vidéo)

Peu de temps après, Jérôme Rodrigues a été exfiltré de la manifestation.

 

 

 

Les antifas s'attirent la colère et l'opposition de l'ensemble des gilets jaunes présents, comme nous pouvons le voir sur cette autre vidéo :

 

 

Le lendemain de l'incident, un article de Libération, qui se base sur un communiqué de presse du groupe Facebook «Action Antifasciste Paris-Banlieue» affirme pourtant que «des heurts ont rapidement éclaté entre les antifascistes présents et les membres de l’extrême droite […]» mais que «Jérôme Rodrigues, victime parmi tant d’autres Gilets Jaunes des violences policières, n’a pas été la cible des militants antifascistes, ni hier ni aujourd’hui.»

Selon l'article, «Jérôme Rodrigues balaie ce qu’il qualifie de «rumeur de merde, qui m’a pourrie ma manif». Il assure n’avoir pas été ni blessé, ni attaqué, ni même la cible de personne (...) Le gilet jaune regrette la vidéo où il déclare qu’on veut s’en prendre à lui, la faute selon lui à un moment de «paranoïa et de panique» chez ceux qui voulaient l’évacuer.»

Il semblerait donc que les menaces d'agression soient de simples rumeurs ; pourtant, sur les réseaux sociaux liés aux Black bloc, des appels à la violence contre Jérôme Rodrigues ont bien eu lieu trois jours avant la manifestations :

 

Menaces envers Jérôme Rodrigues sur les réseaux sociaux de la part des Black bloc

 

 

Par ailleurs, un certain William S. déclare en réponse à une vidéo d'Eric Drouet postée juste après la manifestation de l'acte XII: «Bandes de guignol - On t'a dans le collimateur à toi - VENDU» 

Un peu plus loin pour la même vidéo : «Drouet et Ramous : regardez bien vos leaders les gilets jaunes, à voir les commentaires vous voyez que les deux sont des connards qui profitent de votre mouvement pour se faire connaître 😓😓 Pendez les ces vendus»

Lors de l'acte XII, les antifas s'en sont pris à plusieurs personnes ciblées dans la manifestation, notamment parmi le service de sécurité. Ces personnes ne portaient aucun signe distinctif mais auraient été reconnues comme proche de l'extrême droite. Selon un témoin, plusieurs dizaines d'antifas ont tabassé deux ou trois personnes alors qu'elles étaient à terre avant de scander leur cri de guerre.

Le même jour à Toulouse, c'est le journaliste Vincent Lapierre, du Média pour tous et dont les reportages sur le mouvement sont très suivis, qui a été agressé par les antifas alors qu'il était en train de filmer: