La valeur de la repentance l’emporte de loin sur le poids du péché

Texte français : Clément
Le 05/06/2019

Les religions occidentales mettent un accent particulier sur les enseignements de la repentance, de la confession et du pardon. Le christianisme, par exemple, valorise ces principes bien plus quil ne prête attention à lacte du pécheur. Tous peuvent être accueillis et tous peuvent être pardonnés, quel que soit le péché.

 

'Le retour du fils prodigue', par Bartolome Esteban Murillo, 1667-1670. (Wikimedia Commons)
«Le retour du fils prodigue», par Bartolome Esteban Murillo, 1667-1670. (Wikimedia / Commons)

 

Il est écrit dans la Bible que Jésus a livré une parabole à un groupe de dirigeants juifs qui lui reprochaient d’accueillir des pécheurs à sa table pour rompre le pain.

C’est l’histoire du «Retour du fils prodigue».

Il était une fois un vieux père, vivant seul avec deux fils. L’aîné avait le désir de travailler dur et de suivre les traces de son père. Le plus jeune, cependant, désirait simplement mener une vie de loisirs et d’auto-indulgence.

Le deuxième fils, poussé par ses désirs d’opulence, demanda à son père de lui fournir la propriété qu’il héritera un jour. Le vieux père accepta le souhait de son fils.

Quelques jours plus tard, le deuxième fils vendit ses terres, rassembla tout son héritage et partit en voyage.

Il a refusé d’utiliser l’argent par le biais d’investissements ou d’affaires, mais a plutôt choisi de vivre imprudemment et de gaspiller son argent de façon frivole.

 
'Le fils prodigue', par Gerad van Honthorst, 1622. (Wikimedia Commons)
«Le fils prodigue», par Gerad van Honthorst, 1622. (Wikimedia / Commons)

 

Malheureusement pour le fils vivant somptueusement, juste au moment où son argent était dépensé, une famine a commencé à se répandre dans toute la région où il résidait. Il est tombé dans la pauvreté et a eu de la difficulté à joindre les deux bouts et encore plus à gagner sa vie. Il était dans le dénuement, sans ses beaux vêtements, ses amis ou quoi que ce soit à manger.

 
'Le fils prodigue abandonné', par Bartolome Esteban, 1660-1665. (Wikimedia Commons)
«Le fils prodigue abandonné», par Bartolome Esteban, 1660-1665. (Wikimedia / Commons)

 

Maintenant dans l’extrême pauvreté, le fils prodigue se souvient soudainement de sa famille, où il jouissait de l’amour de son père, d’une bonne nourriture et de vêtements chauds. Bien qu’il ait dû travailler dur à la maison pour gagner sa vie, son père ne le laisserait jamais aller même un jour dans la faim.

Alors qu’il pensait à la maison, il a commencé à ressentir la honte de son comportement. Il supportait à peine l’idée de revoir son père. Il savait qu’il n’était pas digne de porter le nom de son père. Il pensait peut-être qu’il pourrait travailler pour son père en tant qu'employé. En y pensant, le deuxième fils s'est mis en route pour rentrer chez lui.

Quand il a finalement commencé à tituber vers sa maison familiale, son père l’a vu au loin. Avec beaucoup de compréhension, d’amour et de pitié pour le mauvais état de son fils, le père courut vers lui et le prit dans ses bras.

 

'Le retour du fils prodigue', par Esteban Murillo, 1667-1670. (Wikimedia Commons)
«Le retour du fils prodigue», par Esteban Murillo, 1667-1670. (Wikimedia / Commons)

 

Sans attendre l’explication du fils, le père dit hâtivement aux domestiques d’apporter des vêtements propres pour son fils et de tuer un veau pour célébrer le retour de son fils.

C’est alors que le fils aîné est rentré du champ. Surpris par le son de la musique et de la danse, il demanda à un serviteur ce qui se passait. Furieux de l’insouciance de son frère, le fils aîné refusa alors de rentrer chez lui et de participer aux célébrations. Quand son père l’a supplié de revenir, il a exprimé : «Pendant tant d’années je t’ai servi, et je n'ai jamais rien fait contre tes ordres, mais tu nas jamais tué une chêvre pour que je le fête avec mes amis. Et ton deuxième fils ? Après qu'il ait avalé ta fortune avec des prostituées et de l’insouciance, tu as quand même tué un gros veau pour fêter son retour à la maison !»

 

'Le retour du fils prodigue', par Jean Germain Drouais, 1780. (Domaine Public)
«Le retour du fils prodigue», par Guernico, 1651. (Wikimedia / Commons)

 

Mais le père répondit : «Fils, je suis toujours avec toi, tout ce qui est à moi est à toi. Mais nous devons célébrer, être heureux parce que ton frère, que nous pensions mort, a survécu, et qu’on le retrouve maintenant.»

 

'Le retour du fils prodigue', par Guernico, 1651. (Wikimedia Commons)
«Le retour du fils prodigue», par Jean Germain Drouais, 1780. (Domaine Public)

 

Cette mise en garde a plusieurs niveaux de signification. Du fils prodigue, nous apprenons à apprécier ce que nous avons et à éviter les tentations de l’auto-indulgence. Le fils aîné nous apprend l’importance de la patience et de la compréhension chez les combattants de la jalousie et du ressentiment. Mais la plus grande leçon vient du vieux père, qui a fait preuve de tolérance et d’amour inconditionnel, malgré l’insouciance de son enfant. Son fils était peut-être désespéré, mais il est rentré chez lui humble et repentant. C’est pourquoi son père a pu l’accueillir à bras ouverts. C’est aussi le commandement caché que Jésus a donné aux dirigeants juifs qui l’ont interrogé.

Un pilier cardinal de la foi chrétienne est la compréhension que nul homme n’est sans péché, c’est la voie de l’humanité, mais par la repentance, la confession et l’acceptation, tous les péchés peuvent être pardonnés.

La mesure d’un homme réside dans sa capacité d'admettre quand il a tort, de demander pardon et de s’améliorer en raison de cela.

Version en anglais : https://thebl.com/culture/the-value-of-repentance-far-outweighs-the-weight-of-the-sin.html