Novembre 2019 : premier patient atteint du virus du PCC ?

Par Sarita Modmesaib
Le 24/03/2020
Selon le South China Post, la première personne infectée et recensée était un homme âgé de 55 ans originaire de la province du Hubei. (Image : Wikimédia / Domaine public)
Selon le South China Post, la première personne infectée et recensée était un homme âgé de 55 ans originaire de la province du Hubei. (Image : Wikimédia / Domaine public)
 

Selon le South China Post (1), un rapport non publié du gouvernement chinois situait le premier cas  de patient infecté par le virus du PCC, ou Covid-19*, au 17 novembre 2019. Cette première personne infectée et recensée était un homme âgé de 55 ans, originaire de la province du Hubei, selon le Post.

Entre cette date et la fin décembre, soit pour l’année 2019, les autorités chinoises ont ainsi identifié 266 personnes infectées, toutes placées sous surveillance médicale.

Selon le Post, à partir du 17 novembre, entre un et cinq cas ont été recensés chaque jour. Si à la date du 15 décembre, 27 personnes étaient identifiées comme infectées par ce virus, cinq jours plus tard, elle avaient atteint le nombre de 60 cas.

Le 27 décembre, Zhang Jixian, un médecin de l’hôpital provincial de médecine chinoise et occidentale intégrée du Hubei, déclarait aux autorités sanitaires chinoises que la maladie était causée par un nouveau coronavirus. Le 31 décembre 2019, on atteignait le chiffre de 266 cas, lequel passait déjà le lendemain, jour du Nouvel an, à 381 cas.

En dépit du nombre exponentiel de nouveaux cas infectés, le Parti Communiste Chinois a pourtant indiqué que le premier cas confirmé avait été diagnostiqué le 8 décembre, soit presqu’un mois plus tard.

 

Les grands médias chinois ont pris soin de ne pas en parler pendant des semaines, alors que plusieurs professionnels de la santé tentaient déjà d’alerter face à l’évidence d’une épidémie. (Image : Wikimédia / China News Service / CC BY)
Les grands médias chinois ont pris soin de ne pas en parler pendant des semaines, alors que plusieurs professionnels de la santé tentaient déjà d’alerter face à l’évidence d’une épidémie. (Image : Wikimédia / China News Service / CC BY)
 

Plusieurs professionnels de la santé tentaient déjà de donner l’alerte, face à l’évidence d’une épidémie, mais ils ont soit été réprimandés, soit arrêtés par la police, qui les a même forcés à signer des aveux déclarant «reconnaître avoir menti». Les grands médias chinois ont pris soin de ne pas en parler pendant des semaines, et ce n’est que le 21 janvier que les autorités chinoises ont reconnu l’épidémie avec une transmission d’humain à humain.

Toutefois, le 25 janvier, le Parti Communiste Chinois a autorisé des millions de Chinois à se déplacer de Wuhan vers toute la Chine, à l’occasion du Nouvel An lunaire qui voit chaque année des centaines de millions de Chinois rentrer chez eux et se rassembler en famille.

Depuis, plus de 81 000 cas de virus du PCC ont été recensés en Chine, la plupart dans la région du Hubei.

De récentes déclarations d’officiels du PCC tentent de détourner l’origine de ce virus en suggérant que le Covid-19, renommé depuis en tant que virus du PCC, serait originaire des Etats-Unis.

Il est intéressant de rappeler cette citation d’Alexandre Soljenitsyne, tirée de  son livre : L’Archipel du Goulag«Nous savons qu’ils mentent, ils savent qu’ils mentent. Ils savent que nous savons qu'ils mentent, nous savons qu'ils savent que nous savons qu’ils mentent. Pourtant, ils continuent de mentir».


(1) : Coronavirus: China’s first confirmed Covid-19 case traced back to November 17

* Certains internautes chinois traduisent le nom officiel de Covid-19, attribué par l’OMS, par : «Chinese Communist Output Virus In December 2019» (Virus exporté par le PCC en décembre 2019)